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Les traditions

Tout le monde cherche Dieu à tâtons. Nos ancêtres aussi cherchaient Dieu en tâtonnant. Mais Dieu s'est révélé pleinement en Jésus Christ. Voyons la visite des mages à Bethléem. Les mages représentent toutes les nations. A leur arrivée, ils ont mis le genou à terre et lui ont offert l'or, symbole de la royauté, l'encens, symbole de la divinité de Jésus, et la myrrhe parce qu'ils reconnaissent en lui leur sauveur qui va mourir et ressusciter. Donc, toutes les nations ont reconnu en Jésus leur Dieu, leur Roi, leur Sauveur. En Jésus Christ, nous laissons tomber toutes nos traditions pour marcher dans la foi. Nul ne peut dire : « Je suis chrétien, mais comme je suis de la famille des masques, je dois faire tel ou tel sacrifice ». Non. Du point de vue religieux, nous avons quitté ces familles, ces masques, la forge, etc., pour être chrétien.

Et si quelqu'un de la famille des masques accueille Jésus, Jésus vient purifier sa famille et le libère des liens des masques pour qu'il vive dans la foi. On ne peut pas faire d'amalgame : ce serait du syncrétisme. C'est pourquoi il y en a qui ont des problèmes. Ils se disent chrétiens mais ils ont un pied dans la tradition. Ce sont des gens fragiles sur le plan spirituel. Quand ils vont dans la tradition pour demander une protection, ils vont en fait chez l'adversaire du Christ pour lui demander cette protection. Mais contre qui ? Ceux qui sont du même bord, toujours plongés dans la tradition, s'ils veulent ils peuvent les attaquer facilement. Il suffit qu'ils fassent plus de sacrifices que lui. Alors que si ces personnes étaient restées avec le Christ, lui qui est Dieu, par sa mort et son Sang versé, peut le protéger efficacement. Mais celui qui quitte le Christ pour aller dans l'autre camp est fragile et vulnérable. Avec Jésus, rien ne peut nous arriver.

Pour le chrétien, il y a deux camps : celui de Jésus et celui de la tradition. Si le chrétien quitte Jésus pour la tradition, qu'il sache qu'il va chez l'adversaire qui ne peut lui donner la paix et la sécurité.

Je le dis souvent avec des exemples. Il y a une dame qui a donné son témoignage. Quand elle était petite, elle puisait l'eau pour les sacrifices. Sa famille, c'est la forge. Plusieurs fois, elle a voulu se faire baptiser, mais à chaque fois qu'elle commençait la catéchèse, elle tombait très malade. Et un jour, sa mère lui dit : « ce que tu fais n'est pas compatible avec le baptême. Quand tu iras chez ton mari, tu pourras demander le baptême ». Quand elle s'est mariée, elle continuait d'amener chaque année son poulet pour les rites alors qu'elle était catéchumène. Après son baptême, quand on a fait les sacrifices, cela n'a pas été agréé. Les vieux étaient choqués, et cherchaient à comprendre. Elle leur a répondu : « j'ai oublié de vous dire que j'ai été baptisée ; je suis devenue chrétienne ». C'est alors que les vieux ont dit : « Ah, il fallait nous le dire » ! Ils ont pris alors un autre poulet avec lequel ils ont fait un nouveau sacrifice, et là, le sacrifice a été agréé. Cependant, quelques temps après, elle est devenue folle. Parce qu'une fois baptisée, les fétiches des ancêtres ne la reconnaissent plus parce qu'elle a quitté leur camp. Mais étant donné qu'après le baptême, elle a accepté volontairement de repartir dans la tradition, cela signifie qu'elle a encore quitté le camp du Christ pour retourner chez l'adversaire. Elle a ouvert une brèche par laquelle les fétiches vont la maltraiter, un peu comme dans l'armée, lorsqu'un traître part chez l'ennemi puis revient, on le « fait », on l'exécute. J'ai rencontré plusieurs cas du même genre.

Les chrétiens ne savent pas quel mal ils se font en allant chez des féticheurs. Le diable ne donne rien gratuitement. Jamais ! Prendre une amulette, une queue, ou je ne sais quoi n'est pas sans conséquences : certains n'arrivent plus à dormir à cause des cauchemars ; d'autres sont devenus alcooliques, esclaves du sexe ou d'autres vices, parce qu'ils ont ouvert ainsi une brèche pour que Satan agisse plus fortement sur eux. Dans certaines familles, les enfants sont impossibles, ou bien ils n'avancent pas à l'école simplement à cause des pratiques occultes de l'un des parents. Chez certains, il y a toujours quelqu'un qui tombe malade ou un problème qui requiert de grandes dépenses chaque fois qu'il y a une entrée d'argent, de sorte que les revenus ne profitent pas à la famille. Les enfants « demandés » sont tout le temps à l'hôpital ; leur délivrance est très longue et très pénible. Ce sont ceux dont les parents sont allés se confier aux fétiches pour demander la maternité. Ce faisant, puisque la vie ne vient que de Dieu, s'il arrive qu'ils aient un enfant, l'esprit de ce fétiche s'empare de l'enfant.

Les exemples sont nombreux. Ceux qui sont dans ces pratiques cherchent à en sortir, pendant que des insensés cherchent à y entrer avec obstination. Déjà sur terre, les conséquences désastreuses sont incommensurables. Et après la mort, c'est légitime que le diable récupère dans le feu éternel son adepte qui a bénéficié de ses nombreux et loyaux services, puisque c'est volontairement que celui-ci s'est détourné de Jésus-Christ pour aller dans le camp de son Ennemi.

Ceux qui pensent que l'on peut avoir un pied ici et un autre là-bas se trompent gravement. C'est du syncrétisme. Écoutons saint Paul à ce sujet : « mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. Je vous parle comme à des gens sensés ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ? Parce qu'il n'y a qu'un pain, à plusieurs nous ne sommes qu'un corps, car tous nous participons à ce pain unique. Considérez l'Israël selon la chair. Ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l'autel ? Qu'est-ce à dire ? Que la viande immolée aux idoles soit quelque chose ? Ou que l'idole soit quelque chose ? … Mais ce qu'on immole, c'est à des démons et à ce qui n'est pas Dieu qu'on l'immole. Or, je ne veux pas que vous entriez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Ou bien voudrions-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Serions-nous plus forts que lui ? » (1 Co 10, 14-22).

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© 2017 Abbé Blaise Bicaba

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