Le 5ème commandement : Tu ne tueras pas

Le cinquième commandement est relatif à la vie. Tu ne tueras pas. Il faut que l'homme respecte la vie du début à la fin parce qu'il n'est pas le maître de la vie. Il ne s'agit pas seulement des meurtres, des assassinats, mais aussi et surtout des avortements. On ne peut pas se dire maître de la vie, propriétaire de notre ventre et en faire ce que l'on veut. Dieu seul est maître de la vie. Même avec la procréation médicalement assistée, certains n'arrivent pas à avoir des enfants. C'est la preuve que c'est Dieu qui donne la vie. Nous n'avons pas le droit de supprimer la vie. Je dis bien du début à la fin parce que de plus en plus beaucoup de gens pensent à l'euthanasie, qui consiste à abréger volontairement les jours des personnes âgées ou des personnes qui ont une maladie grave prolongée.

Il est possible aussi d'éliminer les autres par des moyens occultes. On peut pousser quelqu'un également au suicide en recourant à l'occultisme. On peut ruiner quelqu'un, et le découragement le pousse au suicide. Dans ce cas, qui l'a tué ? Dieu voit le commanditaire, même si c'est dans l'ombre. Il y a aussi des chefs d'entreprises qui se croient maîtres de tout et décident de licencier comme bon leur semble. Ainsi, des pères de famille se retrouvent du jour au lendemain dans la rue avec rien. C'est ruiner, tuer toute une famille. C'est un meurtre, un assassinat qui ne dit pas son nom, mais qui est inclut dans le cinquième commandement.

Cette société de consommation et de mondialisation, est un regroupement d'assassins qui se retrouvent pour ruiner, piller. C'est détruire la vie. Les filiales des compagnies multinationales viennent piller les ressources de nos sous-sols, ils provoquent des guerres, des catastrophes pour pouvoir piller sans que personne ne s'en préoccupe. C'est un système de mort, une « civilisation de mort » comme disait saint Jean-Paul II. Dans certains pays, c'est violence sur violence, une violence organisée. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Quand Dieu dit « tu ne tueras pas », et que l'on considère ce que notre monde vit, on peut se demander qui n'est pas assassin (à différents degrés bien-sûr), car d'une manière ou d'une autre, on collabore, on regarde faire. Et parfois, c'est un silence très coupable. Des nations organisent des guerres. Actuellement il y a des flux de réfugiés en Europe. Qui a provoqué cela ? En Irak, les États-Unis prétendaient que Saddam avait la bombe nucléaire. Mais ce qu'ils ont fait là-bas n'est-ce pas pire que ce que Saddam a fait ? C'est tout un peuple qui organise la ruine et la mort d'un autre peuple. Les populations s'enfuient en laissant leur famille. Ensuite on parle d'immigrés. En Libye, ils ont traqué Kadaffi comme un chien, mais qui a levé le doigt pour s'y opposer ? Et maintenant sévit un grand désordre là-bas : la faim, l'islamisme, Bocco Haram, etc. Devant Dieu nous sommes tous responsables. Voilà le monde qu'il nous a donné et voilà ce que nous faisons de ce monde, voilà ce que nous faisons de la vie de nos frères. Je ne sais pas ce que nous pourrons répondre à Dieu.

Dans un autre registre, on parle de « santé sexuelle et de la reproduction » qui comprend le droit à l'avortement et à la contraception pour toutes les femmes. En Europe et aux États-Unis, l'avortement est légalisé et les chiffres sont publiés chaque année. C'est des centaines de milliers d'enfants qui sont volontairement tués dans le ventre de leur mère dans chacun de ces pays. Et ils en sont fiers. Ici l'avortement se développe : les pharmacies se font des sous en vendant les produits pour l'avortement. Certains agents de santé en font une source de revenus. Mais l'argent du sang versé, du sang des innocents, à quoi cela sert-il ? Les filles qui se font avorter doivent supporter le syndrome post avortement, des cauchemars, la dépression, etc. Après elles courent partout, de marabout en marabout ou de prière en prière, pour s'en débarrasser. Tuer quelqu'un est toujours lourd de conséquences.

Il y a aussi la promotion et l'utilisation des contraceptifs qui sont des péchés graves : préservatifs, stérilets, pilules, implants, injectables, etc. Ceux qui ne sont pas mariés doivent vivre dans l'abstinence, et les personnes mariées utiliser les méthodes naturelles. Même si on n'est pas chrétien ou si l'on choisit de ne pas vivre sa foi chrétienne, il vaut mieux les méthodes naturelles pour la régulation des naissances : le collier, méthode Billings, méthodes d'auto observation, etc.

On ne dit même pas clairement aux femmes les conséquences graves des contraceptifs sur la santé : cancers, problèmes cardiaques, prise de poids, malaises, stérilité, maladies diverses. C'est déjà les tuer, nuire gravement à leur santé, et les appauvrir puisqu'elles auront à beaucoup dépenser pour se soigner. Or, il y a des méthodes naturelles qui sont très efficaces et faciles à suivre par les femmes, même analphabètes, mais que l'on dénigre.

À cause de l'argent, certains agents de santé sont prêts à sillonner le pays pour mentir aux femmes, pour les mettre sous contraceptifs, même des filles de 11 – 12 ans, afin d'empocher leur perdiem. Les autres médecins savent, mais ils se taisent. Ils sont aussi complices de ces meurtres. Sans oublier que la plupart de ces contraceptifs sont abortifs, c'est-à-dire qu'ils provoquent la mort de l'embryon dès les premiers moments de sa vie. Dès la fécondation, il y a présence d'une vie humaine qui a droit à la vie. Même en cas de viol, l'innocent qui a été conçu a droit de vivre. On n'a pas le droit de faire un avortement, même dans ce cas. Les femmes qui ont été violées et qui ont malheureusement avorté souffrent beaucoup plus des séquelles psychologiques de l'avortement que du viol lui-même. En rappel, ceux qui utilisent des préservatifs, des stérilets, des pilules, des implants, injectables et autres contraceptifs ne doivent pas communier. C'est la même interdiction de communier pour ceux qui proposent les contraceptifs également et qui font leur promotion. Ce n'est pas mon point de vue personnel. C'est l'enseignement de l’Église.

Ce que les gens ne savent pas, c'est que derrière la promotion du libertinage sexuel, de la contraception et de l'avortement, il y a la Franc-maçonnerie. Actuellement, le gouvernement du Burkina, avec l'appui de nombreux bailleurs de fonds fait une promotion aveugle de la contraception. Dans les centres de santé publics, on fait croire insidieusement aux agents de santé qu'ils doivent faire la promotion de la contraception parce qu'ils travaillent dans un hôpital ou un centre médical de l'État, alors qu'on sait bien qu'un catholique ne peut pas le faire. Ceux qui refusent de le faire sont persécutés par leurs supérieurs. Certains ont même perdu leur emploi. Pourquoi cela ? Est-ce qu'on ne peut pas être médecin, gynécologue, sage-femme, travailler dans le public et être bon chrétien ? Et pourquoi personne ne dénonce cela ? L'objection de conscience est un droit fondamental de tout homme et on ne peut pas forcer quelqu'un à agir contre sa conscience, et surtout contre sa foi.

Par ailleurs, on comprend la détresse des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants, mais certaines techniques de la procréation médicalement assistée sont inacceptables, car elles dissocient l’acte sexuel de l’acte procréateur : l’acte fondateur de l’existence de l’enfant n’est plus un acte par lequel les époux se donnent l’une à l’autre, mais il remplacé par une technique médicale. C'est le cas de la fécondation in vitro et de l'insémination artificielle. La fécondation in vitro est en plus meurtrière, car, dans son déroulement, elle fait intervenir la mort d'embryons. Dans le domaine de la procréation médicalement assistée, sont également condamnables le don de sperme ou d'ovocytes, la gestation pour autrui, le fait que des femmes célibataires ou des couples non mariés cherchent à concevoir des enfants, etc.

Dans le même registre du commandement « tu ne tueras pas », il faut citer le suicide qui consiste à s'enlever soi-même la vie. C'est le crime le plus dangereux, puisque celui qui se suicide n'a pas toujours le temps de demander pardon à Dieu et de faire pénitence avant de mourir. Il risque donc de mourir en état de péché mortel et donc de rater le ciel pour de bon ! Il ne nous appartient pas de juger les personnes qui se sont suicidées, car certaines personnes sont victimes de détresses extrêmes ou d'oppressions diaboliques. L’Église prie pour ces personnes en les confiant à la miséricorde de Dieu.

Il y a d'autres péchés contre le cinquième commandement, comme le fait de nuire gravement à sa santé, à sa vie et à celles d'autrui : alcoolisme, drogues, addiction à la cigarette, refus de se soigner lorsqu'on est malade, excès de vitesse, imprudence sur la route, etc.

Comme dit l’Écriture, cette génération sera traitée durement (cf. Mt 12, 40-41) parce que non seulement l'homme a conscience de ce qui est bien, mais il a décidé de se détourner de Dieu pour s'attacher aux biens de ce monde et être esclave justement de l'Ennemi qui le pousse à faire ce que lui il veut. Pour Satan, la vie de l'homme n'est rien. Il ne l'a pas créé, il n'a aucune considération pour l'homme. C'est Dieu qui est Créateur, qui est Père, et les tueries lui font beaucoup de peine. Et nous dans l'inconscience nous commettons toute sorte de meurtres.

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Par l'Abbé Jean Emmanuel KONVOLBO

 

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