Cherchez d'abord le Royaume des cieux et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît (Mt 6, 33) -  www.blaisebicaba.bf

Les dix commandements sont importants pour le chrétien. Si Dieu les a donnés, c'est pour le bien de l'homme. Leur respect permet déjà une existence saine et heureuse sur terre.

Lorsque le jeune homme riche demande à Jésus ce qu'il doit faire pour avoir la vie éternelle, Jésus lui répond en citant les dix commandements : « si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements … Tu ne tueras pas, tu ne commettras pas d'adultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère, et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 19, 17-19). C'est pourquoi les péchés liés aux dix commandements sont des péchés graves, des péchés mortels, parce qu'ils conduisent à la seconde mort, l'enfer (cf. Ap 10, 14). En effet, celui qui meurt en état de péché grave sans s'être repenti, se ferme lui-même les portes du ciel.

Comme dit Moïse, « Dieu est un Dieu jaloux » (cf. Ex 20, 5). Il y en a qui se demandent pourquoi Dieu est jaloux, ce ne serait pas normal. Pourquoi est-il jaloux ? C'est comme un père qui voit que l'Ennemi qui est dehors peut détruire ses enfants. Il les protège avec jalousie. C'est par rapport à cela qu'il donne ce commandement. Ne vous détournez pas de moi. Si vous vous détournez de moi, vous irez à votre perte. En effet, lorsqu'on se détourne de Dieu qui est notre Créateur, qui nous a donné la Vie, qui est Père et qui est Amour, il devient certain que le chemin que nous allons prendre est un chemin de mort. C'est pourquoi Dieu nous demande de nous tourner vers lui uniquement. Et si on se tourne vers lui, Dieu ne peut que nous bénir.

Dieu est saint. Il est au-dessus de nous. On ne peut pas le mêler à nos discussions farfelues. Jurer au hasard au nom de Dieu : non, non, et non ! Il faut quand même sanctifier ce nom-là. Cela doit nous mener au respect du sacré. Nous ne devons pas nous amuser avec le nom de Dieu, de Jésus, de la Vierge Marie et de tous les saints.

Le pire c'est le blasphème, qui consiste à prononcer des insultes ou à poser des actes irrespectueux contre Dieu, Jésus, la Vierge Marie, les saints, l'Eucharistie, et les choses sacrées.

Avant la venue de Jésus, les Juifs se reposaient le jour du sabbat qui était le samedi. Dès la résurrection de Jésus, les premiers chrétiens ont adopté comme jour de repos le dimanche encore appelé jour du Seigneur. On en fait une obligation mais c'est surtout pour l'homme. Que l'homme se repose ou qu'il ne se repose pas, qu'est-ce que cela donne à Dieu ? Que nous prions ou que nous ne prions pas, qu'est-ce que nous apportons à Dieu ? Qu'est-ce que nous ajoutons ou retranchons à son infinie grandeur ? Dieu reste Dieu. Comme dit une préface de la messe, « Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, tu n'as pas besoin de notre louange, et pourtant c'est toi qui nous inspires de te rendre grâce : nos chants n'ajoutent rien à ce que tu es, mais ils nous rapprochent de toi, par le Christ, notre Seigneur » (4e Préface commune).

Sur terre ici, ce sont les parents qui « représentent » Dieu pour l'enfant. Dieu est Dieu. Mais il a voulu passer par nos parents pour nous donner la vie. C'est pourquoi on parle de procréation. Par suite, par analogie, nous appelons pères nos papas en pensant à Dieu le Père qui nous a donné la vie. C'est donc une obligation pour l'homme de respecter ses aînés, les parents et toute personne âgée. Cela est bien mentionné dans la Bible, accompagné d'une bénédiction : « Honore ton père et ta mère, afin que se prolongent tes jours sur la terre que te donne Yahvé ton Dieu » (Ex 20, 12).

Le cinquième commandement est relatif à la vie. Tu ne tueras pas. Il faut que l'homme respecte la vie du début à la fin parce qu'il n'est pas le maître de la vie. Il ne s'agit pas seulement des meurtres, des assassinats, mais aussi et surtout des avortements. On ne peut pas se dire maître de la vie, propriétaire de notre ventre et en faire ce que l'on veut. Dieu seul est maître de la vie. Même avec la procréation médicalement assistée, certains n'arrivent pas à avoir des enfants. C'est la preuve que c'est Dieu qui donne la vie. Nous n'avons pas le droit de supprimer la vie. Je dis bien du début à la fin parce que de plus en plus beaucoup de gens pensent à l'euthanasie, qui consiste à abréger volontairement les jours des personnes âgées ou des personnes qui ont une maladie grave prolongée.

Je ne sais pas si aujourd'hui on doit encore dire que l'adultère et la fornication sont des péchés puisque tout est admis. Les gens font maintenant ce qu'ils veulent de leur corps. Même les animaux n'agissent pas de la sorte. On vit vraiment dans le désordre sexuel. Et il n'y a même plus d'âge. On ne peut plus dire qu'il y a des mineurs. Il y a des mineurs c'est vrai. Mais à l'école, en 6ème, dès que l'enfant a 11 ans on lui montre les choses, on leur donne parfois des capotes. Qu'est-ce qu'on veut qu'ils fassent avec ? Après on va se plaindre qu'on abuse des mineurs alors que c'est les mineurs eux-mêmes qui cherchent des partenaires sexuels parmi les grands. C'est la société qui les livre.

Le septième commandement demande de ne pas prendre ce qui ne nous appartient pas. Mais dans ce domaine il y a du tout. Il y a le vol, le détournement de fonds publics, le pillage, etc. Les gens se donnent bonne conscience en se disant que tout le monde fait ainsi, donc il n'y a pas de problème à en faire autant.

Pourtant, en enfant de lumière, il y a des choses que nous ne pouvons pas faire. Saint Paul le rappelle : « ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres ; dénoncez-les plutôt » (Ep 5, 11). Même si dans un service, il est permis de faire des choses mauvaises, un chrétien ne devrait pas les faire : « Tu ne prendras pas le parti du plus grand nombre pour commettre le mal » (Ex 23, 2).

On ne doit pas mentir. Alors que Jésus est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6), le démon, lui, est le père du mensonge (cf. Jn 8, 44). Quand on regarde le système dans lequel nous vivons, il est bâti sur du mensonge. Il faut mentir pour vivre. Mentir, mentir, mentir, mentir. Parfois on peut tolérer le mensonge, mais ne pas l'approuver. Beaucoup se font bonne conscience : c'est eux hein, mais on ne dénonce pas. C'est comme Pilate qui pour se faire bonne conscience s'est lavé les mains, mais c'est lui qui a condamné (cf. Mt 27, 24).

C'est difficile de parler du neuvième commandement alors que le sixième commandement n'est plus accepté par beaucoup : tu ne commettras pas d'adultère. Comment quelqu'un pour qui le sexe n'est rien, quelqu'un qui « tire sur tout ce qui bouge », pourrait comprendre que les mauvais désirs soient des péchés ? « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 27). On voit que Dieu les bénit d'abord avant qu'ils n'aient le droit de faire des enfants. L'exercice de la sexualité doit se faire uniquement dans le mariage, béni par Dieu. C'est par ce sacrement que les époux reçoivent la grâce pour bien vivre ensemble, et pour accueillir et bien éduquer les enfants.

« D'où viennent les guerres, d'où viennent les batailles parmi vous ? N'est-ce pas précisément de vos passions, qui combattent dans vos membres ? Vous convoitez et ne possédez pas ? Alors vous tuez. Vous êtes jaloux et ne pouvez obtenir ? Alors vous bataillez et vous faites la guerre. Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas. Vous demandez et ne recevez pas parce que vous demandez mal, afin de dépenser pour vos passions. Adultères, ne savez-vous pas que l'amitié pour le monde est inimitié contre Dieu ? Qui veut donc être ami du monde, se rend ennemi de Dieu » (Jc 4, 1-4).

© 2017 Abbé Blaise Bicaba

Please publish modules in offcanvas position.